LANCIA ARMATA 01
LANCIA ARMATA 01

Maquette en bois de chaloupe armée du début du XIXème siècle, réalisée entièrement à la main. A suivre : les étapes de cette construction.

LANCIA ARMATA 02
LANCIA ARMATA 02

La coque se compose de trois couches de bordés superposées. Les bordés sont taillés sur mesure dans des lattes, cintrés à chaud et mis en forme sur les couples.

LANCIA ARMATA 03
LANCIA ARMATA 03

Vue de la proue une fois la troisième couche de bordés posée.

LANCIA ARMATA 04
LANCIA ARMATA 04

La partie supérieure des couples est enlevée et les socles des ponts sont posés au fond de la coque ainsi libérée.

LANCIA ARMATA 05
LANCIA ARMATA 05

Vue du lattage arrière et du début de la pose du plat-bord sur le bastingage.

LANCIA ARMATA 06
LANCIA ARMATA 06

L'arrondi du plat-bord est taillé dans un cube formé en lamellé-collé de trois épaisseurs de la même baguette.

LANCIA ARMATA 07
LANCIA ARMATA 07

Vue de la poupe lattée dans le même bois que les bordés.

LANCIA ARMATA 08
LANCIA ARMATA 08

Le plat-bord est terminé.

LANCIA ARMATA 09
LANCIA ARMATA 09

La coque a pris sa forme définitive.

LANCIA ARMATA 10
LANCIA ARMATA 10

Vue de babord trois quart avant.

LANCIA ARMATA 11
LANCIA ARMATA 11

Vue de babord trois quart arrière.

LANCIA ARMATA 12
LANCIA ARMATA 12

Les membrures sont cintrées à chaud et collées très régulièrement. Les baguettes horizontales sont clouées minutieusement dessus.

LANCIA ARMATA 13
LANCIA ARMATA 13

Les cases de fond sont encadrées de hêtre.

LANCIA ARMATA 14
LANCIA ARMATA 14

Vue du décor de poupe. Le perçage des deux "yeux" demande de l'attention pour ne pas endommager les lattages intérieur et extérieur.

LANCIA ARMATA 15
LANCIA ARMATA 15

Voici la pose des bancs arrières encastrés dans les membrures, et des supports des "pierriers", ces deux petits canons de bastingage très maniables.

LANCIA ARMATA 16
LANCIA ARMATA 16

Les ponts sont terminés avec les planchers, les caillebotis, et les traverses anti-glisse.

LANCIA ARMATA 17
LANCIA ARMATA 17

vue de trois quart avant montrant le détail des dames de nage et des chaumards façonnés à la main.

LANCIA ARMATA 18
LANCIA ARMATA 18

Les bancs sont posés, taillés sur mesure, avec leurs supports centraux en bois tourné clair.

LANCIA ARMATA 19
LANCIA ARMATA 19

Le canon principal est installé sur ses glissières. Quatre des huit avirons sont achevés. Chaque banc est renforcé par quatre équerres.

LANCIA ARMATA 20
LANCIA ARMATA 20

Vue du pont central.

LANCIA ARMATA 21
LANCIA ARMATA 21

Vue plongeante d'ensemble. Toutes les poulies sont montées avec épissures. On distingue le montage complexe du système de pointage du canon.

LANCIA ARMATA 22
LANCIA ARMATA 22

Vue de la poupe.

LANCIA ARMATA 23
LANCIA ARMATA 23

Détail du pas de tir avant.

LANCIA ARMATA 24
LANCIA ARMATA 24

Détail du pont arrière.

La construction d'une maquette de bateau ancien est toujours une aventure et un défi. Il y a un parallèle avec la réalisation d'une aquarelle. On part de rien, ou de pas grand chose. Une feuille blanche, quelques pinceaux et godets de couleurs, et une photo comme modèle d'un côté, une poignée de baguettes de bois, quelques outils, de la colle et un plan à l'échelle de l'autre. Pour le passionné de bateaux que je suis, l'objet à créer reste le même dans les deux expressions artisanales.

Les risques sont aussi les mêmes. Un petit geste maladroit peut avoir des conséquences sévères, et plus on avance dans le travail, plus l'enjeu s'élève. Une tache de dernière minute sur une aquarelle, toujours très difficile à masquer car la transparence est l'essence même de cette peinture, ou un coup de lime intempestif sur une coque impeccablement poncée, voilà bien de quoi donner la migraine à l'artisan.

Le facteur temps constitue sans doute la principale différence entre les deux activités. Une maquette comme celle-ci m'a demandé environ 250 heures de travail. Une aquarelle de taille moyenne me prend de l'ordre d'une journée, entre la préparation du support (papier tendu mouillé sur une planche), la mise en place de l'esquisse, et la peinture elle-même.

Mais une fois le travail achevé, la signature posée au bas du tableau ou l'ultime voile de vernis vaporisé sur la maquette, vient cette double satisfaction que procurent la création aboutie et le partage à venir.

Et pour ne pas tomber dans l'autosatisfaction béate un peu ridicule, l'artisan doit avoir le courage d'exposer ses réalisations, et donc de s'exposer aux critiques, les bonnes, en veillant à faire le tri entre la complaisance et la sincérité, ou les sévères, en faisant la part des choses entre la malveillance et la pertinence.

C'est dans cette  démarche que l'artisan puise l'envie de continuer, et la volonté de se perfectionner.

Henri Plaine